Mon histoire sur l’intimidation
November 30th, 2011 by
admin
Après avoir lu à propos de la mort de la petite fille de mon coin en Gaspésie ça m’a fait réfléchir sur mon passé. Si je peux encourager un seul jeune en lisant cet article ou conscientiser un parent, ma job sera faite.
Je suis et j’étais à l’école primaire et secondaire communément appelé le gros de l’école. Pas facile de vivre avec ce titre peu élogieux, mais le temps a fait son travail et maintenant les gens qui me harcelait dans le temps, me respecte. Je considère cela comme le retour du balancier. Les jeunes sont assez cruels entre eux car ils ne pensent pas aux conséquences de leurs gestes. Le manque d’éducation des parents est flagrant, les jeunes n’ont plus de conséquences aux actes qu’ils commettent. Mais comment je peux en vouloir à ces gens qui m’ont harcelé car ils n’ont jamais vécu le fait d’être traité de nom ou tabassé. Les jeunes maintenant jouissent d’une liberté sans conséquences a leurs gestes et ils prennent cette liberté pour acquis. Je crois que c’est ce qui les rends dans leurs têtes invincibles et profitent du “Je m’enfoutisme” pour régner sur les gens différents de la masse.
Malheureusement, des jeunes qui abusent se mettent à réfléchir seulement lorsque des gestes comme Marjorie Raymond sont posé. Mais avant qu’un suicide survienne, les jeunes ne se posent pas de question à savoir quel est l’impact de mon geste violent que je viens de faire sur l’autre personne. Je crois que c’est ce que les parents de jeunes violents doivent faire et cela n’est pas donné à tous les parents de le transmettre à leur jeune cette éducation.
Mais ce n’est pas tout, les jeunes doivent se forger un caractère et être fort. Se mettre la corde au cou à la première obstacle est une solution trop facile. Vous devez être fait plus fort et vous dire que plus les jours avancent plus votre calvaire s’achève. Pendant ce temps, vous devez vous tenir droit debout et affronter ces problèmes. Souvent les parents ne peuvent pas faire grand chose a part que vous écoutez. Ne perdez pas votre temps et dénoncez les jeunes qui vous maltraites à la police directement. Vous devez envoyer un message clair à vos agresseurs que vous ne vous laisserez pas faire et que vous allez vous défendre afin de vous faire respecter. Malheureusement les gens qui devraient vous aider en premier lieu (directeur d’école, professeur d’école) ne peuvent pas faire grand chose… Ils ont les mains liées soit par leur syndicat ou autre lignée de pensés. Allez tout de suite rencontrer des personnes ressources qui pourront donner des conséquences à ces jeunes.
Ce que je retiens de mon histoire, c’est quand je mangeais un coup sur la gueule la première fois j’allais voir mon professeur pour lui dire qu’un tel m’a fait tel chose. La semaine d’après c’était la même histoire sans conséquence pour l’autre. Alors j’en suis venu à répondre aux coups que je recevais par mes propres poings. Étrangement, un sentiment de respect s’instaurait car j’envoyais le message clair que je me laisserais pas faire. Ça les gens qui abusent n’aiment pas ça car eux ils aiment bien s’installer dans leur petite routine d’écœurer le gros Fred sans conséquence. Je ne dis pas que la vengeance est un moyen de se défendre que vous devez utiliser, mais parfois avant de craquer sous cette pression vous n’avez plus le choix de faire passer un message. Le message ne doit pas être celui imprimé dans la section des morts du journal hebdomadaire local avec votre photo car là il est trop tard pour vous de changer les choses.
Si vous êtes victime de bullying sur Facebook… pourquoi accepter ces gens dans vos amis? Évitez donc tout contact avec ces personnes et encore moins sur Internet. Je me compte chanceux de ne pas avoir eu Internet dans le temps que tout cela est survenu…
Personnellement, le fait d’occuper les jeunes à une discipline comme les arts martiaux, les cadets etc forge une forme de caractère leur permettant d’affronter des travers de la vie plus facilement. Maintenant, il faut que les parents s’ouvrent les yeux et s’occupent de nos jeunes à savoir ce qui ce passent avec eux à l’école. Il ne faut pas attendre de retrouver votre enfant accroché dans un placard pour commencer à dire j’aurais dont dû m’en occuper.
Posted in Jeunes, Opinion, Vie courante |
3 Comments »

November 30th, 2011 at 6:00 pm
J’ai adorer, ces vraiment dommage que sa prend un evenement tragique pour nous faire reagir, mais je vais partager sur mon FB, et si sa peut faire reflechir un ado ou un adulte a la fois…..tu aura complis ton devoir!
November 30th, 2011 at 6:03 pm
Merci de ton commentaire Steven!
December 1st, 2011 at 1:11 am
Ton commentaire a le mérite d’être franc. Je te dirais seulement une chose, ayant été extrêmement intimidé durant ma jeunese et étant très timide, je n’avais pas la force de répliquer, je n’avais pas les moyens d’avertir les gens et pour rendre çà plus compliqué, les adultes ne se rendaient pas compte du problème car j’étais très timide et effacé donc difficile pour eux de voir que quelque chose clochait de mon côté et de m’apporter l’aide nécessaire. J’ai aussi répliqué par les poings, je le regrette fortement maintenant, car souvent c’était en intimidant à mon tour car je ne connaissais pas de meilleur moyen pour extérioriser la terreur dans laquelle je vivais, il fallait que ça sorte quelque part et ça sortait parfois sur les mauvaises personnes, d’autres qui à cause de moi vivaient aussi un calvaire blessant. Double culpabilité, celle de ne pas être capable de prendre soins de soi-même et celle de faire mal à d’autres. Le pire, je me rendais compte que je faisais mal à autrui quand ça arrivait, le miroir était clair et net. Quelques tentatives de suicide plus tard je suis un adulte, marqué. Je veux te dire que quand un jeune en arrive à s’enlever la vie, il n’est pas faible, il ne voit tout simplement plus d’autres solutions car la vie lui semble ainsi faite et il ne peut rien y changer. Je comprends que tu veuille donner de l’Espoir en leur disant de se battre, mais ce n’est pas toujours possible.
J’ai changé, mais je me rends compte que les cicatrices s’ouvrent dès qu’on essaie de me contrôler, de profiter de ma bonté. Trop souvent les gens qui “dirigent” agissent comme les “bullys” de mon adolescence. Comment demander à leurs enfants de ne pas agir comme eux quand la société porte ces agissements adultes comme des exploits, de la réussite, comme un gage de leadership?
L’intimidation est un sujet très compliqué car les intimidateurs sont souvent victimes de leur environnement et leur histoire souvent difficile à trainer. Combien d’eux sont des enfants battus, des enfants pauvres, des enfants violés, qui ne font que refléter maladroitement ce qui leur a été injustement imposé? Je ne veux nullement excuser les gestes qu’ils posent, que j’ai aussi posé, mais nous devons nous attarder à les aider plutôt qu’à les réprimander à mon avis.
La société de performance et de compétition dans laquelle nous vivons nous dicte des comportements où nous devons nous élever au dessus des autres. N’Est-ce pas là le fondement de tout ce mal?